Lorsque j’ai commencé à piloter des drones et à capturer des images aériennes, mon objectif était avant tout de partager de beaux paysages et de créer des vidéos relaxantes qui invitent au voyage et à la découverte.
Avec le temps, j’ai pris conscience que la recherche de belles images ne devait jamais se faire au détriment de la nature, de la faune ou de la tranquillité des lieux. Une photo ou une vidéo, aussi belle soit-elle, ne vaut pas la peine si elle perturbe les animaux ou dégrade l’environnement.
C’est dans cet esprit que j’ai découvert Nature First, un mouvement créé par des photographes qui partagent une idée simple mais essentielle : la nature doit toujours passer avant l’image.
Cette philosophie correspond parfaitement à ma façon de voler. J’essaie toujours de respecter les lieux que je visite, de ne pas déranger la faune, de respecter la vie privée des personnes et de ne laisser aucune trace de mon passage.
Une expérience vécue en Finlande a renforcé cette conviction.
Lors d’un séjour à Rovaniemi, j’avais prévu une randonnée d’environ cinq kilomètres pour rejoindre les magnifiques cascades glacées de Korouoma. Avant chaque vol, je prends toujours le temps de préparer soigneusement mon projet et de vérifier les réglementations locales. Sachant qu’il s’agissait d’un parc naturel, j’ai contacté le service responsable des parcs nationaux finlandais afin de savoir s’il était possible d’y faire voler mon drone. Je leur ai précisé que si cela n’était pas autorisé, je respecterais naturellement leur décision.
Je ne m’attendais pas vraiment à recevoir une réponse, mais ils ont pris le temps de me répondre. Ils m’ont expliqué qu’à la période où je me rendais sur place, en novembre, il n’y avait pas de période de reproduction ou de nidification particulière pour les oiseaux. Je pouvais donc voler, à condition de respecter les autres visiteurs et de limiter les nuisances sonores. J’étais ravi et j’avais même conservé leur courriel avec moi en cas de contrôle.
Par hasard, j’ai effectué cette randonnée deux fois avec deux groupes différents. Cette première visite m’a permis de découvrir un détail important : il n’y avait absolument aucun réseau téléphonique dans la région. Lors de ma deuxième visite, malgré l’accord obtenu et un guide parfaitement ouvert à l’idée que je fasse voler mon drone, j’ai finalement décidé de le laisser dans mon sac.
Je savais que sans connexion, je prenais le risque de perdre certaines fonctions de sécurité et je ne voulais pas risquer un fly away. Je suis également très mauvais grimpeur, et l’idée d’aller récupérer mon DJI Mini 4 Pro au sommet d’un arbre ou au fond d’une cascade gelée ne m’enchantait guère ! J’ai donc renoncé à ce vol, même si cela m’a coûté un peu.
Ces situations font partie de la pratique du drone. Il vaut parfois mieux revenir sans image plutôt que de prendre des risques inutiles.
Heureusement, mon séjour en Finlande m’a offert une autre occasion. Après une semaine entière sous un ciel couvert, sans avoir la chance d’observer les aurores boréales, la dernière journée s’est révélée absolument magnifique. Le ciel était dégagé, la température avoisinait les -15 °C, et mon petit DJI Mini 4 Pro a parfaitement résisté au froid. J’ai ainsi pu réaliser un très beau vol au-dessus de Rovaniemi et créer l’une des vidéos dont je suis aujourd’hui le plus fier.
Je ne prétends pas être parfait, et je continue d’apprendre. Rejoindre la philosophie Nature First n’est pas une question de donner des leçons, mais simplement de rappeler que nous avons tous un rôle à jouer pour protéger les endroits qui nous inspirent.
Aujourd’hui, cette démarche fait naturellement partie de Fly-WithMe et de ma manière de vivre ma passion du drone, de la photographie et des voyages.
Parce qu’au final, la nature passera toujours avant l’image.
Retrouvez ci-dessous ma vidéo réalisée en Finlande, près de Rovaniemi.